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Le ministre libanais des Affaires étrangères a propos des réfugiés syriens : “Nous ne pouvons plus assumer une telle responsabilité”

Le ministre libanais des Affaires étrangères, Abdallah Bou Habib, a déclaré aujourd’hui, 5 mai, que le Liban ne peut plus tolérer l’exode des syriens sur ses terres.

Une réunion dirigée par le président Michel Aoun a eu lieu aujourd’hui. Elle a eu pour objet des discussions consacrées à la situation au Liban, dont le rapport sera transmis lors de la conférence “Soutenir la Syrie et la région” prévue à Bruxelles, avec la participation des représentants des gouvernements, des organisations internationales et régionales et des organisations de la société civile.

Après la réunion, Bou Habib a déclaré que “le Liban ne veut ni être aidé ni aider les déplacés ; Nous prendrons soin de nous si les déplacés syriens retournent dans leur pays.”

“Nous mettrons en œuvre la décision du cabinet qui a été prise au sein du gouvernement de Hassan Diab dans ce contexte”, a t-il poursuivi. “Nous voulons coopérer avec les Nations Unies, mais nous devons prendre en compte notre intérêt – et non qu’elles nous dictent notre l’intérêt.”

Il a noté que “d’habitude, l’Union européenne et les Nations Unies sont invitées à cette conférence, sauf qu’en raison d’un différend entre les deux parties, notamment l’Union européenne qui s’est opposée à l’invitation de la Russie, les Nations Unies ont refusé d’y participer”.

Concernant l’existence d’une entente avec le gouvernement syrien, le ministre Bou Habib a déclaré : “Il n’y a pas d’entente avec les Syriens, mais c’est leur devoir de reprendre des gens de chez eux, et il y a beaucoup de Syriens qui vont en Syrie et prennent de l’argent avec eux, parce qu’en Syrie, il n’est pas possible d’exploiter le dollar ou la livre libanaise mais seulement les dépenser… et une grande partie de la devise va du Liban vers la Syrie. C’est légal, et nous ne disons pas que c’est illégitime.”

Il a souligné que la communauté internationale (Europe et États-Unis) “ne veut pas que les réfugiés migrent vers leurs pays, et nous ne sommes plus en mesure de les empêcher de prendre la mer… Nous ne pouvons plus assumer une telle responsabilité”.

Il a déclaré : “L’intérêt du Liban concerne les Libanais, pas la communauté internationale qui se soucie de son propre intérêt, et il en va de même pour les Européens, qui se soucient de leur propre intérêt, car il est plus important que celui du Liban”.

Concernant l’initiative de la Turquie de renvoyer environ un million de Syriens dans leur pays, et la possibilité que le Liban fasse de même, Bou Habib a répondu que “le Liban ne peut pas faire ce que la Turquie a fait… Il ne peut pas le faire car la Syrie le refuse”.

Le nombre de réfugiés syriens au Liban est d’environ 1,5 million, et le Liban exige désormais leur retour vers leur pays dans des conditions sûres et dignes.

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