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Les élections enflamment les tensions sectaires en Inde

Les incitations sectaires se multiplient depuis le début des élections dans un certain nombre d’États indiens. La première phase des élections dure un mois entier dans cinq États, ce qui a conduit à l’émergence de nombreuses campagnes dans le nord du pays qui surfent sur la vague de l’extrémisme religieux pour gagner des voix.

*Avec une forte concurrence entre les différents Partis politiques, le Parti populaire au pouvoir, à tendance d’extrême droite, s’est tourné vers la majorité hindoue à qui il a promis de remplacer les anciennes mosquées du nord de l’Inde par des temples hindouistes.

Des scénarios inquiétants guettent les minorités religieuses en cas de victoire du Parti populaire au pouvoir. On s’attend à ce qu’il poursuive la nomination de religieux fanatiques à des postes politiques et au sein de la structure administrative de l’État, et bon nombre des revendications radicales de la droite indienne pourraient se concrétiser sur le terrain après le succès de ce Parti.

Le Parti au pouvoir est en concurrence avec un Parti de gauche dont le programme se concentre principalement sur la question du développement économique. Les partisans de l’extrême droite accusent les gauchistes de renoncer à leur appartenance hindoue en raison de l’absence dans leur programme électoral de promesses liées aux politiques religieuses et à la construction de nouveaux temples. D’autre part, les gauchistes accusent le Parti de droite de faire du commerce des questions religieuses et de répandre l’extrémisme et le fanatisme pour séduire la communauté hindoue qui représente la majorité numérique.

Les experts s’attendent à ce que le Parti populaire au pouvoir remporte les élections et obtienne des résultats solides, parce qu’il bénéficie du soutien d’un large électorat peu touché par la contre-propagande. Toutefois, ce scénario reste sujet à changement si les partis d’opposition se montrent capables de communiquer et de se coordonner pour affronter le pouvoir en place.

La potentielle victoire du Parti au pouvoir fait peur aux minorités qui ont déjà vécu cette douloureuse expérience. Outre la discrimination et l’apartheid pratiqués par le Parti durant son mandat, ses politiques ne se concentrent que sur l’identité religieuse et négligent totalement le développement économique. Durant la crise sanitaire du Covid-19, le parti au pouvoir a continué d’encourager les rassemblements religieux hindous au mépris de toute mesure de précaution. En même temps, la minorité musulmane a été accusée de propager le virus parmi la population, ce qui a attisé les tensions sectaires, et de nombreux actes de violence ont eu lieu avec le soutien du Parti et des groupes extrémistes qui lui sont proches.

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